On commettrait une grave erreur en estimant que l’art dramatique peut être seulement le travail de vrais acteurs dans un vrai théâtre. En étant juste étudiant et en ayant à disposition le couloir d’une école, on peut créer une vraie pièce de théâtre pouvant attirer un grand public. Ce qui compte, c’est d’avoir une bonne idée, de la motivation et de réunir des gens ayant un but commun, celui d’atteindre le succès.
Le mercredi 9 décembre on a eu l’occasion de voir un spectacle présenté par les étudiants du DEFLE (dans le bâtiment à côte de la bibliothèque Universitaire de Lettres). Les étudiants du DEFLE sont des étrangers qui suivent des cours de français près de l’Université de Bordeaux 3. Pour ce semestre leur but était de jouer une pièce de théâtre sur le sujet de l’art contemporain. Le temps de préparation – 9 semaines. Ils ne savaient rien de plus. Ils ont commencé a faire une enquête dans les rues de Bordeaux. La questions qu’ils ont posée aux passagers était la suivante : « (Bonjour, Madame,Monsieur) Qu’est-ce que c’est pour vous l’art contemporain ??? » Et voilà, le spectacle commence ainsi par les réponses des gens interviewés, qui étaient parfois très drôles, p.ex: « Hmm, l’art contemporain, pour moi c’est de la merde. »
Le spectacle a été divisé en deux parties et chacune a compris des scènes différentes. La plupart a eu lieu dans un musée. Ce sont les étudiants qui ont écrit les dialogues et qui ont préparé les costumes. Cela aurait du être très difficile pour eux , ne parlant déjà pas très bien le français, ils étaient aussi tous des amateurs, venant de surcroît de pays différents. On a donc vu des acteurs de chaque continent : des USA, de l’Australie, du Japon, du Canada, de la Chine, du Pérou, de l’Islande, de l’Angola, de l’Albanie. Mais vraiment ils ont réussit. La pièce a été pleine d’humour et de parodies, tout en mettant en avant l’art qui apparaît dans notre vie quotidienne. La représentation était très drôle puisque chacun parlait avec son accent et sa propre prononciation, tout en faisant de son mieux pour bien jouer. Le public l’a apprécié. Puis, on a eu l’occasion de parler avec des jeunes acteurs et de profiter d’un petit repas.
Tout cela nous prouve que si l’on veut, on peut faire une grande pièce à partir de rien, puisque l’art est une nourriture pour l’âme et que l’on sait très bien que ce sont les choses les plus simples qui ont le meilleur goût.
Katarzyna
jmdevesa Said:
on 19 décembre 2009 at 09:58
Oui, il faut FAIRE et se lancer à l’eau… Les Français(e)s ne savent pas toujours bien nager et comme les chats redoutent l’onde… Je ne suis pas étonné que ce spectacle ait suscité autant d’enthousiasme auprès des étudiant(e)s du DEFLE.